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 Terry Gilliam : Parcour professionnel

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Safedreams
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MessageSujet: Terry Gilliam : Parcour professionnel   Jeu 18 Nov à 3:25

Les petits boulots (avant les Monty Python).

Après qu'il ait obtenu sa licence de Sciences Po de l'université Occidental, il écriva a Kurtzman pour lui demander s’il pouvait lui trouver un job dans le nouveau magazine qu’il venait de prendre en charge à New York. Kurtzman lui répondit qu’il n’avait rien pour lui ici. Mais il prit son book et s'envola quand même pour New York car il n’avait pas autre plan en tête. Il rencontra alors Kurtzman qui l’invita à visiter la rédaction de HELP ! Terry pouvait alors voir travailler tout ses héros de la bande dessinée. Par chance au même moment, Charles Alverson (qui deviendra par la suite co-auteur de Jabberwocky et du premier brouillon de Brazil avec Gilliam) quittait son poste de premier assistant d’édition. Ce poste restant vaccant, Terry devint alors en 1962 le rédacteur en chef adjoint d’Harvey Kurtzman dans le très déconnant magazine HELP!. «En travaillant pour HELP !, j’étais payé deux dollars de moins que l’allocation chômage mais je faisais surtout du bon travail tout en connaissant de très bons moments ».

Par ailleurs, c’est aussi pendant cette période, que Terry a rencontré John Cleese et Graham Chapman qui se produisait sur Broadway avec la troupe de théatre The Cambridge footlights dans la pièce Cambridge Circus. Une des principales fonctions de Terry Gilliam était de produire le magazine FUMETTI distinct de HELP !. Il devait aussi participer très souvent à l’écriture, à l’élaboration des dessins et de la photographie qu’il prenait lui même. Cela lui permettait également de faire de nombreuses connaissances dans le milieu artistique. (comme par exemple Woody Allen).

Terry trouvant brillants la troupe anglaise discuta après le spectacle avec John Cleese et lui demanda de participer à un roman photo pour le magazine FUMETTI. Le roman photo qui s’appelait Christopher’s Puntured Romance était déjà très pythonesque. Il montrait de manière délirante John Cleese tombant amoureux des poupées Barbies de sa fille… La réalisation et le montage était fait par un certain Terry Gilliam. Et c’est ainsi que Gilliam et Cleese devinrent amis. L'ébauche des MPFC était déjà là.

Selon Christophe Goffette, cette période marquera l’intérêt de Gilliam pour le cinéma. "A l'époque Terry marque déjà un vive intérêt pour le cinéma puisqu'il s'achète une caméra 16 mn et démarre un court métrage qu'il ne terminera bien sur jamais".
Terry s'est parallèlement enrôlé dans la garde nationale pour échapper aux horreurs de la guerre du Viet-nam, mais devait quand même se tenir présent pour la formation de base au "fort dix" dans le New Jersey. Endroit où il a appris à ne pas s'ennuyer à l'armée par des caricatures flatteuses pour les officiers.

En 1965, après son travail dans l'armée et au moment ou l’aventure HELP! se termine avec la disparition du magazine, Terry ne voulait pas retourné vers les bas salaires qui s’offraient à lui.

Il a alors quitté le New Jersey pour un voyage à travers l'Europe. « Je suis tombé amoureux de l’Europe. C’était l’impression de sortir du cocon américain et de la manière de pensée américaine. Je voyageais un peu partout et à chaque fois quelqu’un me cherchait des ennuis du fait de ma nationalité, de la guerre et d’autres choses. Cela me mettait en colère et je commençais à défendre l’amérique. C’était effrayant de m’entendre dire des idées de droite du style « Je peux critiquer l’amérique mais personne d’autre peut le faire » « Voyager en Europe et juste voire ces pays et ces cultures m’a vraiment ouvert les yeux. Il y avait de vraix châteaux en plus ! » « Avoir grandi en rêvant de cavaleries et de chevaliers médiévaux, les châteaux m’ont donc fait une forte impression. » Bien des années plus tard, Gilliam achètera même son propre château en Italie.

A Londres Terry va également tenter de visiter les sudios de films comme celui d’Hampton Court. L’accés lui sera refusé mais il fera le tour du bâtiment et escaladera les barrières pour parvenir finalement à y rentrer. Il a alors pu fouler le plateau du film Oliver ou sans le savoir encore, il tournera plus tard sur son propre film Jabberwocky.

C’est aussi au cours de cette période qu’il va faire connaissance avec l’absurdité de l’administration Brazilienne. «Lors de mon premier voyage en Europe, mon ex colocataire vivait à Rhodes en Grèce et c’est donc devenu mon adresse postale. J’ai quitté la garde nationale quand je leur ai dit que je voulais partir en Europe, et je fus affecté réserviste en Allemagne tout en étant censé vivre en Grèce. Je suis ensuite revenue en Amérique et c’est là qu’a commencé cette communication administrative ridicule. L’armée m‘écrivait de Saint Louis, Missouri, vers l’Allemagne. Puis la lettre était postée d’Allemagne vers la Grèce et enfin vers New York. Evidemment, quand je suis revenue à l’ouest des Etats unis, la lettre suivait son trajet européen puis était envoyée de New York vers Los Angeles ! »

Terry est resté en Europe le temps que son argent s’épuise. Il travailla pour diverses magazines comme Pilote celui créé par René Goscinny (le papa d'Astérix) . Il se paiera finalement son billet de retour en effectuant quelques tâches dans ce magazine…
George Perry: "Il est revenu à New York ou il a vécu un certain temps dans le grenier de Harvey Kurtzman tandis qu'il se décidait s'il devait rester ou pas en Amérique. Il a finalement décidé de partir à l'ouest de Los Angeles, où il travailla d'abord en tant qu'illustrateur indépendant en réalisant notamment des livres pour enfants puis dans une agence de publicité. Devenant insatisfait avec la vie de bureau, Gilliam en avait marre de cette vie professionnelle très sérieuse et triste, et envisageait de démissionner après seulement 11 mois. Mais avant même qu'il ait pu mettre sa démission en lettre, il fut viré!".

A l’époque pourtant Terry Gilliam trouvait intéressante la vie en californie. C’était l’époque du « Summer of love ». « J’ai toujours comparé cette période comme celle d’Eden avant qu’Adam nomme les animaux » « Les choses arrivaient tout simplement. ». Cependant Terry qui vivait à l’époque avec une jeune journaliste anglaise suivait temps en temps ses reportages sur le théatre des événements. Lors des manifestations étudiantes Terry raconte son désenchantement : « Il y’avait des CRS partout et pourtant tout allait bien jusqu’à ce qu'ils arrivent. Et nous, on était au milieu de tout cela. J’ai fait après un poster anti CRS qui s’est vendu dans les magasins. J’ai commencé a être déçue par l’amérique et je voulais revenir en Europe. Alors on (avec sa copine) est venu en Angleterre ».
Christophe Goffette "Cet événement provoqua son départ pour Londres en 1967 ou il dessina pour le Sunday Times Magazine mais aussi plus anecdotiquement pour Queen, Nova ou l'éphémère The Londener Magazine au sein duquel il occupe le poste de directeur artistique juste le temps que la revue disparaisse. Il appela alors son ami John Cleese lorsque ce dernier était en tourné avec la Cambridge Footlight Society. Cleese lui arrange alors une rencontre avec le producteur Humphrey Barclay qui lui commande deux sketchs pour l'émission Do Not Adjust Your Set qui va par la suite le mener au Monty Python Flying Circus. En effet, il y rencontre Eric Idle et réalise sa première animation en seulement deux semaines et pour seulement 400 livres. Les producteurs furent si impressionnés qu'ils commandèrent dans la foulée trois petits films animés pour la seconde série de Do Not Adjust Your Set. Il devint dans la foulée « ami ami » avec Terry Jones et Michael Palin qui lui demandèrent de rejoindre les Monty Python Flying Circus.
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