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 29 films - Cannes 2009

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Grolandais
Floodeur ! Bouhh la honte !!!
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MessageSujet: 29 films - Cannes 2009   Mar 26 Mai à 20:23

J'ai préféré ouvrir un nouveau sujet pour faire entrer ce maxi message qui regroupe toutes mes critiques des films vus cette année à Cannes par moi-même. J'y ai inclus Parnassus, évidemment. Allez, c'est parti !

Légende :

C-O : Compétition officielle
H-O : Hors Compétition
C-R : Un certain regard
Q-R : Quinzaine des réalisateurs
S-C : Semaine de la critique
M-F : Marché du film (films en VO non sous-titré)

1er jour :

- Magic man (M-F) :

Avec un titre pareil, on s’attend pas à voir un grand film. Mais qui sait ? On n’est pas à l’abri d’une bonne surprise. Hé ben, l’espoir fait vivre. Magic man était le premier film diffusé au Marché, avant même la cérémonie d’ouverture du Festival. On pouvait s’attendre à tout ; on a vu n’importe quoi. Une histoire qui se déroule à Las Vegas avec des jeunes filles victimes d’un magicien pervers qui découpe ses victimes dans les caisses à torture. Les effets sont immondes, dignes des Dents de la Mer 3, c’est tout dire. A peine digne des soirées RTL9. On est sorti au bout de 30 minutes de la salle ; et nous n’étions pas les premiers à filer à l’anglaise.

Note : 0,5 / 5

- The 13th Day (M-F) :

On enchaîne avec ce “film” britannique. Il se définit comme l’anti Da Vinci Code. C’est un machin propagandiste, surement produit par le Vatican, qui tente de rallier le spectateur à la communauté catholique intégriste. Mais y’a pas de miracle. C’est maladroit, insupportable, laid, chiant, ridicule. Le pire, on n’a pas pu se tirer de la salle cette fois : les deux réalisateurs de ce bidule étaient assis derrière nous. Je me suis retenu pour ne pas me tordre de rire pendant 1 heure 20. On nous a offert tout de même à chacun un super dossier de prod’, DVD inclus qui contient le trailer : il a du coûter plus cher que le film lui-même.

Note : 0 / 5

- Black Dynamite (M-F) :

Enfin, un film sympa. Devrais-je dire : enfin un vrai film ! Hommage et parodie des films de la blaxploitation des années 70 du style Shaft. C’est à prendre au 56ème degré mais c’est plutôt bien conçu et ça ose aller jusqu’au bout de son sujet. C’est l’histoire d’un flic black surnommé « Black Dynamite ». Dès qu’il apparaît à un endroit, un chœur invisible le souligne en chantant « Dy-na-mite ! Dy-na-mite !!! » Voyez le tableau… Ca castagne et drague fort jusqu’à ce que le héros dévoile un complot ignoble qui vise à réduire la bite des noirs à la taille d’un grain de raisin. Pascal Sevran, si tu nous regardes…

Note : 2,5 / 5

- Up (H-O) :

Je monte les marches pour la première fois pour aller voir ce nouveau bijou signé Pixar. Diffusé en 3D sur l’écran du Théâtre Lumière, j’en ai pris plein les yeux. Que dire ? C’est beau, intelligent, drôle. Comme d’habitude, j’ai pris une grande leçon de cinéma. Magnifique ! On reconnaît les inspirations de Pete Doc comme Miyazaki (Le Château dans le ciel notamment) et notre Terry chéri, entre autre…Le sujet, c’est la vieillesse, la mort, mais surtout la question du deuil, ou comment survivre après une perte. Sujet purement adulte donc, mais qui rebutera moins les enfants que les sujets plus sombres de Wall E. Je ne comprends pas ceux qui ne tombent pas en extase face à cela. En repensant à Up, j’en aurais presque des larmichettes dans les yeux : superbe ! Je retournerai le voir à sa sortie, c’est certain.

Note : 10 / 5
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MessageSujet: Re: 29 films - Cannes 2009   Mar 26 Mai à 20:24

2ème jour :

- Coffin Rock (M-F) :

Un bon thriller aux accents hitchcockiens sur une femme infidèle qui découvre peu à peu que son très jeune amant est un psychopathe extrêmement possessif. Pas très original mais très efficace, des séquences réellement éprouvantes, qui montrent une Australie rurale et portuaire qui sent la sueur des dockers et le hareng séché. On est loin de la carte postale habituelle. Ce film, je pense, n’a eu aucun mal à dénicher ses acheteurs. On devrait le voir d’ici peu débarquer sur nos écrans.

Note : 3 / 5

- Blackout (M-F):

Sur l’affiche, on peut voir une jeune femme hurlant à la mort car face à elle se trouve la tête d’un monstre, ce que Lovecraft pourrait nommer l’Indicible: une espèce d’Alien immonde et baveux aux multiples crocs. Ca donne vraiment envie. Sur l’écran, on découvre… Heu… Disons que si on devait construire l’échelle du navet absolu, je me servirais de Blackout comme maître étalon. Plus tard, tous les navets vu à Cannes, on les calculait suivant l’échelle de Blackout. Le film démarre très mal. On admire des images aux couleurs saturées, digne d’un mauvais film porno. Après, c’est pire ! Et de pire en pire ! C’est génial ! Je n’ai jamais vu un film qui rate autant ses intentions initiales. Dans son genre, c’est presque un chef d’œuvre. Faut le voir pour le croire ! Je ne regrette qu’une chose, être sorti de la salle au bout de 45 minutes. J’aurais du rester jusqu’au bout ; selon mes amis, le pire restait encore à venir…

Notes : - 10 / 5 ou 10 / 10 sur l’échelle de Blackout.

- High Kick Girl (M-F) :

Un film sur une fille qui fait du High Kick à Tokyo. On peut se moquer du scénario, des dialogues et du jeu d’acteur, du moment que le film soit drôle, rythmée, ne se prend pas trop au sérieux et réserve des scènes de combat bien ficelées. Quelle déception ! C’est un film lent, monté n’importe comment, qui ralentit ses scènes d’action pour gagner du temps et répète les mêmes plans sans arrêt. Le film dure 1 heure 20 : il y a bien 30 minutes en trop ! Et les dialogues de merde : « Maître, vous m’avez appris que le Karaté sert avant tout à se défendre et à protéger. I love Karaté ! » Ce sont les dernières répliques du film et je vous assure: il n’y a aucun second degré. Seul avantage du film : les combats sont réels, les adversaires s’échangent de vrais gnons dans la figure. Que de mal pour un film aussi moyen tendance mauvais !

Note : 1 / 5 (et je note large) ou 5 / 10 sur l’échelle de Blackout.
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MessageSujet: Re: 29 films - Cannes 2009   Mar 26 Mai à 20:26

3ème jour :

- Humpday (Q-R) :

Bon, fini le Marché et place aux sélections sérieuses avec la Quinzaine et un film qui montre les retrouvailles de deux vieux amis. L’un est un brave américain qui mène une vie ordonnée et tente d’avoir un enfant avec sa femme ; l’autre est tendance hippie, parcourt le monde, multiplie les conquêtes sur son passage. Les deux sont hétéros. Pourtant, ils font le pari de tourner ensemble un film porno pour le festival de Humpday, dans lequel ils joueront eux-mêmes et devront prouver physiquement leur amitié réciproque. Ils veulent faire ça pour l’Art, mais aussi pour découvrir leur véritable nature. Dialogues pétillants, acteurs au diapason, mise en scène au service du jeu, moments d’émotion légère, humour aigre doux, longues séquences dépouillées de tout artifice et scènes hilarantes : un bon moment de fraîcheur made in Sundance.

Note : 3,5 / 5

- Precious (C-R) :

A lire le synopsis, on a le sentiment d’avoir déjà vu cette histoire cent mille fois : à New-York, dans le quartier de Harlem, une adolescente noire, obèse et enceinte de son père décide de bouleverser le cours de son existence en s’inscrivant dans une école alternative. Sortez les mouchoirs messieurs dame ! Mais non, en fait… Precious est mis en scène avec une telle force et une telle créativité que le film ne verse jamais dans l’excès de pathos. La réalisation alterne ainsi moments crus et séquences oniriques, larmes et rires, moments chocs et grâce. Sujet maint fois rebattu mais jamais traité avec un tel brio. A noter la présence de Mariah Carey, méconnaissable (purée, elle joue bien la bougre !), et celle plus anecdotique de Lenny Kravitz.

Note : 3,5 / 5

- The Descent 2 (M-F) :

Encore plus poisseux, étouffant et gore, cette suite de The Descent vaut largement l’original. On reprend quasiment les mêmes personnages, on recommence la même histoire, mais on transforme cette fois ci les héroïnes en véritables guerrières face aux hordes de « Gollums » assoiffés de sang frais. On les recouvre avec plus de sang et on y ajoute cette fois ci un peu de merde, histoire de. A réserver aux aficionados des (très) bons films d’horreur.

Note : 3,5 / 5

- Bak-Jwi – Thirst, ceci est mon sang (C-O) :

Nous étions impatients de le voir, le nouveau Park Chan-Wook. On s’était dit qu’après la digression Je suis un Cyborg, il allait nous revenir en très grande forme. Et putain, ça commence plutôt bien : un superbe monologue, une caméra qui gravite pour filmer une conversation autour d’une table, un climat angoissant,… Puis le film semble durer, puis dure, dure, dure… Et ça n’en finit plus ! Il y a bien 30 minutes de trop. Le réalisateur se paume complètement dans les méandres de son histoire, à l’image de son personnage, extrêmement passif. Il ne sait plus où est le sujet du film, et nous non plus. Nous tombons en contemplation face à de belles images certes, mais pas face à un bon film. Au final, le sort des personnages nous laisse complètement indifférent, malgré une dernière séquence (et un dernier plan) vraiment réussie qui peine à sauver les meubles. Bancal, tout ça. Bilan mitigé donc, et bonne grosse déception, la première du festival : y’en aura d’autres.

Note : 2,5 / 5
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MessageSujet: Re: 29 films - Cannes 2009   Mar 26 Mai à 20:27

4ème jour :

- Un Prophète (C-O) :

On voulait lui décerner la Palme, pas de chance : il est arrivé second. Jacques Audiard signe un film en milieu carcéral qui ne relâche quasiment pas son climat de tension pendant 2 heures 30 (je connais un réal’ coréen cité juste au dessus qui devrait en prendre de la graine.) Ultra-réaliste avec des sursauts ultra-violents magistraux et même des touches mystiques, Un Prophète est la première claque de ce festival. Comment ressusciter le film de genre en France, sans se régler sur le savoir faire purement hollywoodien ? Toute la profondeur du cinéma d’auteur, allié à un vrai travail sur l’émotion et le sens du divertissement… Seul bémol : traîne un peu en longueur vers la fin, juste un chouïa.

Note : 5 / 5

- La Merditude des choses (Q-R) :

Voici un film belge, adapté d’un roman autobiographique, qui vaut d’être vu et même revu. C’est l’histoire d’un écrivain qui se souvient de son enfance dans la Belgique profonde avec son père, sa grand-mère, son frère et ses oncles, tous plus barges les uns que les autres. L’alcool et les chansons grivoises coulent à flot dans ce récit à la fois barré mais aussi tragique. Les scènes drôles et provocantes s’enchaînent sur un rythme toujours soutenu. Pas le temps de s’ennuyer. Une véritable plongée dans l’enfer des loosers, qui se révèle fort réjouissante mais aussi émouvante.

Note : 4 / 5
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MessageSujet: Re: 29 films - Cannes 2009   Mar 26 Mai à 20:28

5ème jour :

- Vengeance (C-O) :

Le nouveau Johnnie To ne fait preuve ni d’originalité, ni d’audace. Les interprètes hongkongais, les habitués de Johnnie To, comme Anthony Wong, Lam Ka Tung ou Lam Suet sont irréprochables dans leurs rôles de tueurs à gages sans pitié. Si Johnny Hallyday évite le ridicule, il ne parvient pas tout à fait à convaincre, faute à son jeu monolithique, justifié trop tardivement dans le scénario. N’est pas Melville qui veut, même si To a su auparavant signer des polars beaucoup plus créatifs que celui-ci. De beaux gunfights néanmoins et un bon rythme permettent à ce Vengeance un brin anecdotique de tenir la route, mais pas la Compet’.

Note : 3 / 5

- Goemon (M-F) :

Bonne surprise ce film. On s’attend à voir sur l’écran un film d’heroic-fantasy japonais un peu crétin et mal fichu. Et on découvre un bon film d’action un brin bavard qui contient un message naïf, certes, mais qui contient un message tout de même. Le début du film ne laisse pourtant pas présager cela en mettant en scène une sorte de super-héros justicier un peu barré qui affronte les despotes. Puis, le film bascule dans une atmosphère plus intimiste, et même tragique, avant de se conclure sur de pures séquences d’action totalement folles, baignant dans un déluge d’effets spéciaux impressionnants, façon jeu vidéo. Très divertissant au final.

Note : 3 / 5

- Mother (C-R) :

Voici un film qui a largement sa place dans la Compétition Officielle, et qui échoue dans Un Certain Regard. Allez savoir pourquoi ? Le nouveau Bong Joon Ho est plus intimiste que The Host ou Memories of murder mais tout aussi remarquable. C’est l’histoire d’une mère qui cherche à tout prix à innocenter son fils. Tout le monde accuse cet idiot du quartier d’avoir assassiné une jeune femme un soir dans une rue. On bascule du burlesque au drame, puis intervient le genre policier, la comédie, la tragédie, le thriller… Le tout mis en scène avec maestria et porté par l’actrice Kim Hye-Ja, ultra-sensible en mère possessive et éperdument amoureuse de son fils. Seconde claque après Un Prophète. Et vlan !

Note : 5 / 5

- Le Tsar (C-R) :

Le cinéma russe essaye de refaire ce qu’Eisenstein a déjà fait il y a déjà plus d’un demi-siècle. Forcément, le film de Pavel Lounguine semble bien ridicule face à l’œuvre du maître du cinéma soviétique. Le nouvel Ivan le Terrible, interprété par Piotr Mamonov, a beau faire des mimiques à la De Funès, on s’ennuie ferme. Pas vraiment convaincant, peu passionnant (pourtant la période historique l’est, elle), Le Tsar est servi par une mise en scène souvent maladroite et froide. Quelques séquences intéressantes (une scène dans les arènes et une foire aux instruments de torture) ne sauvent pas cette entreprise bien vaine. On ajoute à cela les bondieuseries et le film devient peu supportable.

Note : 2 / 5 (pour les costumes et la petite fille qui joue dans le film, qui a du assister à la projection jusqu’au bout, la pauvre).
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MessageSujet: Re: 29 films - Cannes 2009   Mar 26 Mai à 20:30

6ème jour :

- Mala dia para pescar – Bad day to go fishing (S-C) :

C’est un premier film réussi qui met en scène deux figures de loosers magnifiques à la Coen Bros. L’histoire d’un lutteur, ancien champion du Monde, qui tente, à l’aide de son plus vieil ami, un combinard, de retrouver la gloire sur un ring. Pour cela, il va devoir affronter le colosse du coin. Un film uruguayen drôle et émouvant, assez lent, mais pas ennuyeux, en tout cas très prometteur. Le message est optimiste et l’atmosphère plutôt joyeuse. Les ringards font décidément de beaux sujets de cinéma.

Note : 3,5 / 5

- Edgar Allan Poe’s Ligeia (M-F) :

Bon, sur le marché, on a vu pire… Cette adaptation d’une nouvelle du grand Poe aurait pu donner un film fantastique d’époque tout à fait convenable et agréable à regarder, même dans les mains d’un piètre réalisateur. Seulement, ils ont transposé l’histoire au 21ème siècle, sans doute par manque de budget. Bref… J’ai pas compris grand-chose à ce mauvais téléfilm, sans doute parce qu’il est bien bordélique, mais aussi parce qu’il n’y avait pas de sous-titres (et c’est fort saoulant). Mais inutile de comprendre tous les tenants et aboutissants de l’histoire pour constater que les seuls points positifs du film proviennent de la nouvelle originale elle-même. Encore un auteur qui se retourne dans sa tombe suite à une mauvaise adaptation. Quand je pense à tous ces auteurs en train de retourner leur propre tombe tous ensemble en même temps et sans arrêt (Dumas, Poe, Hugo, Chrétien de Troyes, Homère,…), je peux pas m’empêcher d’esquisser un sourire… Mais c’est nerveux.

Note : 0,5 / 5

- Les beaux gosses (Q-R) :

Avec ce film, on refait un bond aussi agréable que douloureux vers la période trouble de l’adolescence attardée. L’histoire raconte les aventures amoureuses contrariées d’un adolescent frustré et de sa bande de potes libidineux. Ces derniers passent plus leur temps à s’astiquer sur les catalogues de La Redoute plutôt qu’à comprendre ces obscurs objets du désir que sont les filles. Riad Sattouf, l’auteur de BD du Manuel du Puceau et de Bienvenue au Collège, a farpaitement réussi à transposer son univers sur grand écran. Humour non-stop : un régal !

Note : 4,5 / 5
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MessageSujet: Re: 29 films - Cannes 2009   Mar 26 Mai à 20:31

7ème jour :

- Looking for Eric (C-O) :

Ken Loach revient sur la Croisette avec un film à mille lieux du Vent se lève ou encore de Land of Freedom. Un vrai film positif, revigorant, rempli d’humour et d’émotion. Ca change des anciens pamphlets chargés de colère du même réalisateur, c’est certain. Ici, un supporter de foot, Eric Bishop, traverse une mauvaise passe et devra son salut au plus grand joueur de Manchester United, le King Cantona. Celui-ci lui redonne goût à la vie. D’un scénario aussi casse gueule, on peut s’attendre à un film bien ridicule et mièvre. D’où le miracle : tout fonctionne ! On s’attache aux personnages hauts en couleurs ; on rit de l’autodérision d’Eric Cantona et de ses phrases cultes (« I am not a man ; I am Cantona. ») ; de ses situations cocasses… Inutile d’aimer le football et Cantona pour s’attacher au film. Celui-ci rend vraiment joyeux. Du contre Ken Loach par Loach lui-même très réussi.

Note : 4 / 5
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MessageSujet: Re: 29 films - Cannes 2009   Mar 26 Mai à 20:33

8ème jour :

- Inglorious Basterds (C-O) :

Le nouveau Tarantino qu’on attend tous. Bien, bien, bien… Quinze ans après Pulp Fiction, avait-il une chance de secouer la Croisette avec cette histoire de salopards chargés de buter du nazi en France ? Il aurait pu, si son film racontait réellement cette histoire. On devrait toujours se méfier des bandes annonces avant d’aller voir un film. Ici, on devrait même se méfier du titre. Contrairement à ce que promet la BA, l’affiche et le titre, le nouveau Tarantino n’est PAS un film d’action sur les Inglorious Basterds (qui apparaissent d’ailleurs peu dans le film). C’est un film qui a pour sujet le Cinéma, à peu près comme Death Proof. Seulement, ici, la réflexion est un peu plus poussé et le film ne se contente pas de simples allusions ou clins d’œil cinéphile pour rendre hommage au Cinéma. Néanmoins, la préparation, le tournage et la post-prod’ ont duré environ huit mois en tout pour ce film. Tarantino s’est dépêché de finir son boulot pour présenter sa nouvelle œuvre à Cannes. Du coup, on sent vraiment l’aspect bâclé de son travail tout le long du film. On aurait souhaité autre chose, quelque chose d’énorme ; un film à la mesure de sa gigantesque avant dernière séquence. Hélas ! On se contente de trop peu et en longueur en plus (mais il compte le remonter). Mélanie Laurent, pseudo personnage principale du film, est insupportable, elle et son partenaire français jouent comme des casseroles, sans compter les attitudes bobos parigos de l’actrice. Seul Christoph Waltz, d’ailleurs primé, et Brad Pitt, trop rare, tirent leur épingle du jeu… Après le Park Chan Wook, le second pétard mouillé de Cannes, et pas des moindres, est Inglorious Basterds. Malgré tout, pour quelques séquences vraiment jouissives et énormes et pour son extraordinaire musique du générique final, reprise d’un film des Taviani, j’ai presque envie de redonner une seconde chance à ce film lors de sa sortie ciné. Qui sait ?

Note : 3 / 5 (pour les plaisirs pris par moment mais je suis indulgent et ça reste peu pour un Tarantino)

- Los Abrazos Rotos - Les Etreintes brisées (C-O) :

Encore un film de cinéphile qui rend hommage au Cinéma, cette fois ci, c’est Almodovar qui se tient derrière la caméra. Et il fait de l’Almodovar pour changer. On peut rejeter tout en bloc ou se laisser un peu emporter par cette histoire d’amour tragique et de trahison, peu originale. Et j’ai été emporté malgré mes réticences. Penelope Cruz est merveilleuse et Lluis Homar, l’acteur principal est touchant. Rien de spécial à ajouter : à voir si vous aimez le réalisateur espagnol mais ne vous attendez pas à la richesse d’un Tout sur ma mère ou Parle avec elle. Bon film, sans plus.

Note : 3,5 / 5

- Drag me to Hell (C-O) :

Enfin ! Enfin ! Le Sam Raimi ! Pas trop tôt ! Au bout de 8 jours et de belles daubes, je savais d’avance que celui-ci ne me décevrait pas. Et j’ai eu raison ! Après l’effrayant Evil Dead, où le bis italien morbide rencontre Tex Avery, puis Evil Dead 2, encore plus poussé niveau humour et délire, et enfin L’Armée des Ténèbres – Evil Dead 3, mon favori, pur instant de bonheur Raimiesque et Brucecampbellien, après aussi la parenthèse Spiderman, où le réalisateur réussit tant bien que mal à glisser un peu de son style dans l’entreprise, voici Jusqu’en Enfer, où comment refaire ce que Raimi a déjà fait avant mais qu’il ne peut plus vraiment faire de la même manière ?… Pas aussi trash que ses anciens films d’horreur, ce film, réciproquement, sait plus s’attacher aux personnages. Néanmoins, tout est là : les zombies volants et hurlants, les yeux qui giclent des orbites, les gueules poisseuses, les objets magiques,… Et l’humour omniprésent, tout comme les moments de frissons garantis. Et le twist-ending de la mort qui tue… Et on en redemande !

Note : 5 / 5
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MessageSujet: Re: 29 films - Cannes 2009   Mar 26 Mai à 20:35

9ème jour :

- Karaoké (Q-R) :

Alors, voilà… Comment parler de ce « film » sans être grossier ? Car enfin, ce « film », qu’est-ce au fond ? Un OVNI ? Un machin pas drôle, sans scénario, long à en crever alors qu’il ne dure qu’une heure et quart et se prend archi au sérieux ? Ou alors c’est une farce ? Incroyable, faut le voir pour y croire : je n’ai strictement rien compris à Karaoké. Je n’y ai pas vu l’ombre d’un scénario à part un type qui tourne un clip de merde pour le karaoké de son troquet. Incroyablement mauvais. Les premières images sont sombres et incompréhensibles. A peine on perçoit les personnages et ça dure bien un quart d’heure. Puis, après, alors que l’intrigue est censé être lancé, si intrigue il y a, on assiste à une espèce de documentaire sur l’élevage de melon à Taïwan, à moins que ce soit la découpe des arbres. Pendant dix minutes, on voit des troncs dévaler d’un toboggan. Puis, on a droit à des plans interminables sur une forêt vierge. Un type (j’ose même pas le nommer le héros) passe dans le champ et le plan suivant montre ce type sortir la réplique qui tue : « Je me suis perdu dans la forêt. » Oh, putain ! Eclats de rire dans la salle, alors que le film est archi sérieux. L’équipe était pourtant présente dans l’assemblée. L’avant dernier plan montre un type immobile. Ca dure pendant au moins 5 minutes et on entend une voix derrière qui lui dit : « Sois triste ; maintenant, ris ; sois en colère… » Et le type reste parfaitement immobile à l’écran et totalement inexpressif. Nouveaux éclats de rire. Je n’ai jamais eu un tel fou rire au cinéma, c’est tout dire.

Note : 0 / 5 ou 8 / 10 sur l’échelle de Blackout.
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MessageSujet: Re: 29 films - Cannes 2009   Mar 26 Mai à 20:36

10ème jour :

- Los Viajes del viento - Les Voyages du vent (C-R) :

Très beau film colombien sur les voyages d’un accordéoniste possédant un instrument maudit qui le condamne à rester musicien ambulant jusqu’à sa mort. Il est suivi par un jeune homme qui ambitionne de devenir un jour lui aussi un grand accordéoniste ou, à défaut, percussionniste. Le rythme lent et la mise en scène dépouillée permettent une identification à ces personnages marginaux, parfois bougons, mais finalement très attachants. Road movie, parcours initiatique et drame, Les Voyages du vent est un film très mystérieux, à l’image de la quête de son personnage principal.

Note : 3,5 / 5

- L’Armée silencieuse (C-R) :

Enfin, un film qui bouge ! Malgré un final qui tourne à la démonstration, ce film néerlandais du belge Jean van de Velde est réellement efficace, pour une première réalisation. L’histoire se déroule en Afrique. Un jeune enfant noir, Abu, se fait enlever par une armée secrète qui souhaite prendre le pouvoir. Un hollandais, alors veuf et père d’un enfant, décide de retrouver dans la jungle le meilleur ami de son fils. Les scènes chocs s’enchaînent sans discontinuer. La mise en scène tente de soulever l’estomac du spectateur face à l’horreur des massacres fraticides dont les principaux protagonistes et les premières victimes sont les enfants, alors arrachés de force à leur innocence. Sujet pas très original, déjà traité dans le récent Johnny Mad Dog. Mais l’enchaînement des scènes, le montage elliptique, l’absence de temps mort et le jeu convaincant des acteurs emportent parfaitement notre adhésion.

Note : 4 / 5
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MessageSujet: Re: 29 films - Cannes 2009   Mar 26 Mai à 20:39

11ème jour :

- The Imaginarium of Doctor Parnassus (H-C) : (reste objectif, reste objectif, reste objectif…)

Gilliam enrichit sa filmographie avec cet Imaginarium, film bientôt incontournable pour tous les inconditionnels du cinéma de l’ex Monty Python. Déjà tristement célèbre avant sa sortie, Parnassus est à la fois un hymne au pouvoir de l’Imaginaire, une réflexion sur la Mort et une charge satirique contre la bonne société hypocrite, celle qui distribue des biens et des désirs faciles au peuple. Visuellement riche et thématiquement complexe, Gilliam ne signe pas un conte de plus, mais livre un merveilleux cadeaux aux rêveurs, à ses fans de la trilogie de l’Imaginaire. Il laisse libre cours à sa fantaisie, presque sans limites. Epoustouflante fable sur la Création, Gilliam, à travers son alter ego Parnassus décrit notre société contemporaine en quête du Bonheur éternel, qui se révèle être artificiel et vain. Finalement, Gilliam est sorti sauf de toutes ses épreuves et est sur la meilleure des voies, celle qui conduit à l’Immortalité.

Quelque part à Londres, Angleterre, au 21ème siècle, Valentina (Lily Cole) est une jeune adolescente insatisfaite qui rêve d’une autre vie. Elle souhaite tomber amoureuse du prince charmant, fonder un foyer, avoir des enfants, posséder des meubles IKEA en kit et passer ses soirées avec sa famille devant la télévision. Valentina rêve d’une vie normale et ordonnée, peut être à côté de son principal soupirant (Andrew Garfield). Hélas, elle ne peut point, car elle est la fille d’un magicien, le docteur Parnassus (Christopher Plummer), ancien conteur de l’Univers, devenu monsieur Loyal de foire pour un spectacle assez hallucinant : faire pénétrer le spectateur à l’intérieur de ses propres rêves. Un souci pour ce cher docteur : personne ne s’intéresse aux vieux rêves de nos jours. Manque de chance : si Parnassus ne réussit plus à convertir des âmes au sein du temple de l’Imaginaire, sa fille tombera entre les mains de Mr. Nick (Tom Waits) le jour de ses 16 ans…

Tideland s’achève sur les yeux lumineux de Jeliza Rose, perdu dans ses rêves impossibles. Loin de la terre promise du Jutland, la contrée des Immortels, elle reste prisonnière d’un monde en décomposition, dépouillé de magie, où la Mort sert d’apaisement. D’un film à l’autre, Gilliam envole son spectateur d’une prairie aride et sauvage à un Londres crasseux, quartier des ivrognes et des déchets domestiques. Sur ce triste paysage gravite la roulotte de Parnassus et ses sympathiques saltimbanques, uniques survivants de l’apocalypse qui a mis fin au règne du Conteur. Le Progrès a fini par rendre les humains aussi agressifs que superficiels et nul ne considère l’Imagination comme un besoin vital. Tous souhaitent le confort matériel, défendu par le Diable tentateur lui-même. Parnassus, aux pouvoirs extraordinaires, tente de rétablir l’équilibre entre le Bien (le Parnasse) et le Mal (l’Enfer). La fille de l’immortel docteur appartient à cet univers recherché par Jeliza Rose, un monde féérique où le temps semble s’être arrêté et où les hommes se nourrissent de rêves et de douces illusions. Seulement, elle veut rejoindre l’autre côté. Cet univers matérialiste est devenu notre mode de vie et le seul moyen de survivre est de le rejoindre. La rencontre avec ce diable est fatal. Néanmoins, Gilliam nous propose de sortir un temps la tête hors de l’eau, dans laquelle le monde entier se noie, pour s’agripper à une fantastique échelle. Elle nous permettra de voir la vie autrement sous un regard plus serein et moins avide. Le Rêve, selon Gilliam, est porteur de vérité. L’homme doit passer par ses rêves pour découvrir l’essence même de son existence et sa propre nature. La Réalité, au contraire, joue sur l’illusion, le superficiel, l’hypocrisie. Jamais Gilliam n’a poussé aussi loin sa réflexion. Un rêve ne peut pas mentir mais traduit la vérité, fait tomber les masques et dévoile la vraie nature des choses et le sens même de l’existence humaine. Parnassus et le diable vont main dans la main découvrir la nature de chaque individu. L’un ne va pas sans l’autre ; ils sont complémentaires, d’où une relation de complicité étrange qui naît entre eux : un véritable jeu d’attirance et de répulsion.

L’un des plus foisonnants Gilliam : aussi sombre que Twelve Monkeys, aussi halluciné que Las Vegas Parano, aussi trépidant que Munchausen, aussi amusant que Time Bandits… Les personnages sont tous très attachants, les instants délirants sont monty pythonesques, comme on n’en pas revu depuis longtemps chez Gilliam, et l’émotion est présente jusqu’au final, dantesque, à le mesure des images hallucinatoires et du twist ending de Brazil. Gilliam fait de multiples références aux mythologies qu’il affectionne (grecque, romaine, hindoue…), aux religions (références à la Genèse) et à certaines légendes de la littérature (Faust, contes de Grimm…). Les belles images du monde réel se marie merveilleusement avec les images de synthèse naïves des univers oniriques, une fois passée à travers le miroir. Certains reprocheront l’aspect bâclé soi-disant des effets numériques. Gilliam ne cherche pas à faire croire aux univers à travers le miroir mais expose les rêves d’autrui, qui sont souvent fort lisses comme ceux d’un piètre Disney. Du coup, les mondes de rêve ressemblent à des décors de films d’animation, de type Pixar. On voit les acteurs en chair et os évoluer dans des décors quasi cartoonesques et hallucinés. Les transformations d’Heath Ledger en Law-Depp-Farell sont plutôt judicieuses. Chacun traduit la richesse du jeu d’acteur de Ledger mais aussi renforce la complexité de la figure du mystérieux personnage Tony. Enfin, tous les personnages ont de l’intérêt et de l’épaisseur, malgré leur nombre. Les acteurs, totalement investis dans leur rôle, sont exceptionnels : Christopher Plummer est un Parnassus immortel à la fois noble et pathétique ; Lily Cole est pétillante et lumineuse, aussi savoureuse que Jodelle Ferland dans Tideland ; Verne Troyer est aussi petit par la taille qu’il est irrésistible dans le film ; Andrew Garfield alterne à la fois le registre comique et dramatique sans effort tout en restant archi crédible ; Tom Waits est égal à lui-même, il campe un méphisto cool et impérial.

Quel classe et quel claque !

En un mot : magique

Note : 100 / 5

(bon ! mis à part la note finale, j’ai été à peu près objectif. De toute façon, ceux qui ne seront pas content du film et pas d’accord avec ma critique n’auront qu’à se foutre un balais dans le cul.)

- Enter the Void - Soudain le Vide (C-O) :

Pouf, Gilliam m’a tué. J’en peux plus. Heureusement, la dernière critique porte sur le Gaspard Noé. Une expérience assez extraordinaire qui est inracontable à travers une critique (oh, putain ! Comme je m’en tire bien pour ne plus avoir à écrire…)

Je ferai une critique plus sérieuse sur le Noé quand je me serai totalement remis de la gifle qu’il m’a infligé (peut être jamais) : un film que l’on peut juger insupportable comme miraculeux. Du CINEMA, mais on ne peut plus particulier. Une grande performance technique ; un parti pris esthétique et technique archi osé. Un courage pareil de la part de ce misanthrope de Noé : je l’applaudis des deux pieds (là, j’ai trop mal aux mains…). Et voilà… Ouf !

Note : 5 / 5


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MessageSujet: Re: 29 films - Cannes 2009   Mar 26 Mai à 20:42

Purée, j'espère que j'en ai pas trop dit sur le Parny... Il me semble que non, mais bon.
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MessageSujet: Re: 29 films - Cannes 2009   Mar 26 Mai à 21:18

grolandais a écrit:
Purée, j'espère que j'en ai pas trop dit sur le Parny... Il me semble que non, mais bon.
Je me demande si t'as pas spoilé quand t'as dit que ... (ce passage a été supprimé depuis)
Sur le côté bâclé des Basterds, Tarantino a dit dans une interview à Variety qu'il ne s'était pas fixé Cannes comme date butoir juste pour l'amour de la gloriole mais aussi parce qu'il trouvait que son système de post-prod lente et réfléchie n'avait pas abouti à ce qu'il recherchait pour Death Proof, et que donc il cherchait un système plus direct pour le forcer à moins remâcher ses films.

En tout cas tu devrais tenir un blog, toi !
(au fait, tu t'y es invité comment, au festival ?)


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MessageSujet: Re: 29 films - Cannes 2009   Mar 26 Mai à 21:24

Oh ! Putain, t'as bien fait de me le signaler, je voulais à l'origine le spoiler mais j'ai complètement zappé... Je suis vraiment désolé.


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MessageSujet: Re: 29 films - Cannes 2009   Mar 26 Mai à 21:27

Ben... Efface-le carrément, non ?
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MessageSujet: Re: 29 films - Cannes 2009   Mar 26 Mai à 21:30

Merci beaucoup pour toutes ces critiques!!
J'ai commencé mais point terminé.

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MessageSujet: Re: 29 films - Cannes 2009   Mar 26 Mai à 21:32

Bruttenholm a écrit:

Sur le côté bâclé de Parnassus, Tarantino a dit dans une interview à Variety qu'il ne s'était pas fixé Cannes comme date butoir juste pour l'amour de la gloriole mais aussi parce qu'il trouvait que son système de post-prod lente et réfléchie n'avait pas abouti à ce qu'il recherchait pour Death Proof, et que donc il cherchait un système plus direct pour le forcer à moins remâcher ses films.

Ouais, mais il ferait bien de prendre un peu plus de temps tout de même. Là, nous sommes trop frustrés... Mais je pense tout de même que certains vont adorer son film. Même s'il n'est pas parfait, je ne l'ai pas trouvé mauvais non plus, juste bancal et long. Bien qu'il renferme des choses énormes (Le Grand Journal en a d'ailleurs dévoilé une partie, ces imbéciles)

Bruttenholm a écrit:
En tout cas tu devrais tenir un blog, toi !
Merci pour l'offre, mais je crois que je n'aurais jamais le temps de l'entretenir régulièrement... Mais qui sait, un jour, si l'envie me vient.

Bruttenholm a écrit:
(au fait, tu t'y es invité comment, au festival ?)

En envoyant des films qu'on a réalisé, moi et mes camarades, dans notre institut de cinoche. Du coup, on s'est tous retrouvé avec un badge du Short film corner. Théoriquement avec ça, on a accès à tout. En pratique, c'est presque vrai. Cette année, pour les invitations, ils ont installé des bornes qui nous permettaient de sélectionner les films qu'on voulait voir. Seulement, on n'était pas prioritaire du tout : les acheteurs, réalisateurs, producteurs et journalistes d'abord. Bon, on a réussi à dénicher facilement des invit' les 1ers jours, mais après,... C'est bien simple, j'ai pas pu voir le Gilliam dans le grand Théâtre (pas eu d'invit') mais dans la salle des séances du lendemain. Heureusement que cette salle existait bon sang.


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MessageSujet: Re: 29 films - Cannes 2009   Mar 26 Mai à 21:34

Bruttenholm a écrit:
Ben... Efface-le carrément, non ?

C'est vrai que un spoil ça attire plus que ça évite les regards... T'as raison, je vais le virer
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MessageSujet: Re: 29 films - Cannes 2009   Mar 26 Mai à 21:39

grolandais a écrit:
Bruttenholm a écrit:
Ben... Efface-le carrément, non ?

C'est vrai que un spoil ça attire plus que ça évite les regards... T'as raison, je vais le virer
Du coup faut que tu vires aussi mes spoilers dans tes citations ('compliqué, tout ça).

Bon, je serai le seul à m'être fait spoilé la gueule mais je suis pas content quand même !! Honte sur toi ! spiderman Twisted Evil (je déconne, hein) (mais je suis un peu marri quand même) (mais bon, c'est pas comme si t'avais raconté toute la fin en détails, non plus) (et je crois que certaines photos avaient déjà spoilé)

Nan, mais sérieux, j'espère que c'est pas la fin, hein ?
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MessageSujet: Re: 29 films - Cannes 2009   Mar 26 Mai à 21:41

Encore désolé Brut, sur le coup, j'ai vraiment pas fait attention, mais y'a tellement plus dans cette fin... Beaucoup plus. Et le léger point que j'ai dévoilé est lui-même encore plus complexe que ça... (bon, je dis tout ça pour me déculpabiliser mais je mériterais qu'on me marque au fer rouge pour un tel affront... Ayez pitié de moi...)

De toute manière, vous finirez tous par tomber sur un autre rigolo comme moi qui va tout vous raconter sur une critique : ça va être dur pour vous, faites gaffe !


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MessageSujet: Re: 29 films - Cannes 2009   Mar 26 Mai à 21:42

merci Grolandais, tu ensoleilles ma journée, je suis certain de recevoir le film avec la même sensibilité. Ta critique est top. Et les autres aussi. J'ai très envie de voir Mother !!!!

mais gros veinard, comment que t'as fait pour te retrouver là-bas ?
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MessageSujet: Re: 29 films - Cannes 2009   Mar 26 Mai à 21:43

Ubik a écrit:
merci Grolandais, tu ensoleilles ma journée, je suis certain de recevoir le film avec la même sensibilité. Ta critique est top. Et les autres aussi. J'ai très envie de voir Mother !!!!

mais gros veinard, comment que t'as fait pour te retrouver là-bas ?

J'ai sucé Huppert
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Ubik
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MessageSujet: Re: 29 films - Cannes 2009   Mar 26 Mai à 22:52

Oh t'as pas du faire que çà !! elle est retord la Huppert...
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MessageSujet: Re: 29 films - Cannes 2009   Mer 27 Mai à 1:58

Je suis allé voir LOOKING FOR ERIC.
Je n'ai pas du tout accroché, ni au final, apprécié. J'ai eu beaucoup de mal à rentrer dans le film et dans l'histoire de ce foyer modeste. Les interventions de Cantona en Jiminy Cricket m'ont paru plus caricaturales qu'autre chose, même sans intérêts. J'ai eu l'impression de me retrouver devant un téléfilm paté en croûte.

En parlant de téléfilm paté en croûte, j'ai pris plus de plaisir à mater le gros Depardieu sur France 3 dans Quand j'étais Chanteur chantonnant du Michel Delpech et roucoulant devant Cecile De France.

Demain, c'est le RAIMI.

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MessageSujet: Re: 29 films - Cannes 2009   Mer 27 Mai à 8:55

grolandais a écrit:


Bruttenholm a écrit:
En tout cas tu devrais tenir un blog, toi !
Merci pour l'offre, mais je crois que je n'aurais jamais le temps de l'entretenir régulièrement... Mais qui sait, un jour, si l'envie me vient.
En revanche, tu pourrais poster ta critique sur allociné, ou quoi...
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