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Forum consacré à Terry Gilliam
 
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 THE CRIMSON PERMANENT ASSURANCE

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popescu
Floodeur ! Bouhh la honte !!!
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MessageSujet: THE CRIMSON PERMANENT ASSURANCE   Mer 24 Nov à 22:40

Il y a quatre-cinq ans, je suivais un cours intitulé : "L'art désintégré mais ressuscité par l'humour". Intrigué par le nom, je m'y suis aventuré me disant qu'il y avait peut-être là matière à se fendre la poire. Et bien, croyez-moi, quelqu'un qui vous propose de découvrir ce qui est comique, pourquoi est-ce comique, et quelles sont les différentes sortes de comiques, ça n'a rien de drôle.Bref comme tous cours ennuyeux finissent toujours par devenir carrément enquiquinant lorsqu'on s'enquiert de notre participation, j'ai dû me mettre au boulot pour un devoir que notre cher professeur (un type un poil plus mou que Droopy) avait sobrement intitulé: l'(h)oeuvre d'(h)art à la sauce (h)analytique (h)universitaire. Le sujet libre je choisissais de parler de ce court-métrage précédant "Le sens de la vie": "The Crimson Permanent Assurance".
Bon, ça date un peu, j'étais un peu plus jeunot, l'analyse n'y est pas toujours très poussée, et il y a, dedans, certaines choses avec lesquelles je ne suis plus tout à fait d'accord, mais je ne résiste pas à l'envie de vous faire part de mes réflexions passées, et vous l'envoie tel qu'il était à l'époque. Ça date donc, et c'est un peu long aussi.Dernière chose, la construction peut paraître étonnante, mais elle correspond à un cahier des charges précis ( de 4 pages, on était pas là pour se marrer).
Bonne lecture


THE
CRIMSON
PERMANENT ASSURANCE
De Terry Gilliam

« Londres, Angleterre
En cette sombre période de 1983, alors que le pays subissait les effets d'une politique monétariste ruineuse, les bons et loyaux employés des Assurances Crimson, jadis une honorable affaire de famille, ployaient sous le joug despotique d'une nouvelle direction. »

En rythme, les employés, âgés d'en moyenne 70 ans, répètent péniblement les mêmes mouvements, sous le regard inquisiteur de leurs « contremaîtres », tous plus jeunes d'une quarantaine d'années. Tels les esclaves condamnés à la galère, ils ont grand mal à « ramer » pour conserver leur emploi, donc leur vie. Tout à coup, le drame survient : « Evans, vous êtes viré. », lance un cadre à un vieil homme. L'indignation s'empare des employés et la révolte gronde. Les employés bondissent sur le cadre responsable du renvoi. Une secrétaire se jette au cou d'un jeune loup pour l'étrangler. Un comptable s'invente un poignard à l'aide d'un pic et d'un tampon, un autre frappe un sous-directeur avec un livre de comptes. Les cadres battent en retraite, c'est la victoire. Les employés de la société Crimson, devenus ainsi des pirates, doivent maintenant s'organiser. Le petit immeuble Londonien lève l'ancre et :
« Les assurances Crimson mirent ainsi le cap sur la haute mer de la finance internationale. Là s'étendait la terre convoitée : Une place financière gorgée de multinationales, de conglomérats et de banques prospères. »
S'en suivra une grande bataille opposant nos pirates du capital à la very big corporation of America.

And now, for something completely different.
Conçu pour faire partie intégrante du film « Monty Python : Le sens de la vie », et malgré la présence à l'écran de Graham Chapman et Michael Palin, « L'assurance Crimson » n'y trouva pas sa place. Il est écarté du montage final pour être présenté en tant que court-métrage, en prologue au film, car s'éloignant du reste, autant par son humour « Slapstick » que par son visuel symbolique.
Plusieurs choses font rire dans ce film de 15 minutes, et de manières différentes. Tout d'abord, le film amuse par ses contrastes, les vieillards sont exploités par une bande de jeunes supérieurs ambitieux, en permanence derrière eux, les chronométrant etc… Très vite, Gilliam transpose ses personnages dans le décor d'une galère, où ils rament tant bien que mal au son du tambour de la finance internationale.
Une fois la métaphore établie, arrive la révolte.
Et l'amusement fait place à une sorte de jubilation due en partie au plaisir de voir ces victimes se révolter (et l'emporter) face à leurs exploiteurs, mais aussi à l'imagination développée pour continuer d'établir un lien entre une petite société contemporaine et un vaisseau naval n'avançant qu'à la sueur d'une poignée d'esclaves. Lors de la révolte, nous assistons aussi à un gigantesque détournement d'objets : Les branches d'un ventilateur se métamorphosent en de redoutables sabres, les perroquets d'un portemanteau procure bon nombre de crochets, le coffre-fort devient une prison dans laquelle les dirigeants s'entassent, et un simple bureau se transforme en dangereuse passerelle par laquelle les cadres sont éjectés par-dessus bord…
Tous ces objets dérivés de leur usage contribuent au comique de la scène, mais n'en occultent pourtant pas le grotesque général. Voir ces employés se battrent, du haut de leur grand âge, contre des jeunes hommes en pleine possession de leurs moyens provoque chez le spectateur un rire peu subtil, mais d'une franchise sans conteste.
C'est cet aspect du film qui l'emporte dans sa seconde partie. Une fois nos pirates délivrés du joug tyrannique de leurs employeurs, l'immeuble lève l'ancre et se déplace, tel un navire, entre les bâtiments. La fantaisie ouvre la porte au fantastique, et les éléments « réalistes » détournés du film ne peuvent donc plus servir d'unique substance comique. C'est ainsi que la bataille livrée par nos pirates s'apparente plus au burlesque, au comique visuel qui fit le succès, entre autres, des comédies de Buster Keaton (dont Gilliam avoue être un fervent admirateur).
« Là s'étendait la terre convoitée ».
Tandis que le petit immeuble s'engouffre dans un agglomérat de buildings de verre gigantesques, les « pirates » se préparent à l'assaut. Les hostilités sont lancées, et les employés de la Crimson abordent les bureaux avec toute la fougue et l'agilité que leur permet leur âge, nous offrant ainsi une scène de bagarre parfaitement loufoque contre les jeunes requins des hautes finances. Ce genre d'humour accessible à tous (sauf peut-être aux jeunes requins des hautes finances) s'apprécie à tout âge.
Cependant, vers la fin du film, un autre style d'humour se faufile, le temps d'un gag. Terry Gilliam retrouve alors le sens de l'humour des Pythons : Le non-sens. Alors que l'heure de la victoire a sonné, le ton se fait plus grave et les premières gouttes de sang apparaissent. Encerclé par les pirates, il ne reste plus qu'un seul survivant à la bataille. Autour de lui, ses collègues s'effondrent un à un, chacun lui donnant ce qu'il a pu sauver du trésor : Un livre de comptes, un listing, un rapport… Le rescapé prit de désarroi, jette tout à terre avant de sauter par la fenêtre.
Ses dernières paroles furent « Et merde ».

Il est entendu que tout ceci n'est qu'une blague destinée à chatouiller le public. Cependant il se peut que celui des Monty Pythons fut déconcerté par cet humour, cette vision des choses qui, sans être aux antipodes de l'univers des Pythons, n'en est pas si proche. La base de l'humour du groupe étant de démontrer par A+B l'absurdité de la société, des rapports humains et de la vie « en général ». Bien que l'auteur retrouve sa bande dans cette constante dimension de renversement des rapports « normaux », Gilliam nous apporte un autre angle de vue, plus proche de sa personnalité, celui de la vie vue par le rêve. L'un des buts du cinéma n'est-il pas aussi de nous faire rêver, de nous décrocher de la réalité par la simple force d'un regard différent et par le pouvoir de la créativité ? Le film fait rire et émerveille en même temps grâce à cette même composante : L'imagination. Il diffère ainsi de l'humour « non-sensique » qui s'ensuit, les Pythons partant d'une situation concrète pour la faire exploser sous le poids de la dérision. Ici, tout n'est que Fantasme.

Et quel fantasme ! Les petits vainqueurs des grands. Les puissants en déroute et les faibles victorieux. The Crimson Permanent Assurance part d'un triste constat : Il n'y a, aujourd'hui, plus qu'une poignée de compagnies pour diriger la quasi-totalité des entreprises mondiales (cette idée se trouve parfaitement résumée par le décor de la salle de réunion de la « Very big corporation of America », dont les murs sont tapissés par les noms des sociétés incorporées, murs, évidemment, en constante évolution). Du constat naît un sentiment de révolte : Cette situation est naturellement injuste, mais quels sont nos moyens de lutter ? Gilliam choisit la rébellion pure et simple, la barbarie d'un autre âge en réponse à nos problèmes actuels. Une prise de position qui tendrait vers une certaine forme d'extrémisme si tout ceci ne relevait pas, encore une fois, du rêve. Pour appuyer sa position, et dans un même temps souligner la fantaisie de l'entreprise, Gilliam donne le beau rôle à de sympathiques vieillards, symboles en eux-mêmes d'une société passée peut-être plus juste (relevé par le commentaire : « Les bons et loyaux employés des assurances Crimson, jadis une honorable entreprise de famille »)

Le commentaire ouvre et clos le film. Le choix de la voix off est déterminant dans la lecture du film. C'est une manière pour Gilliam de nous plonger, dès les premières images, dans l'ambiance d'un récit d'aventure. Et la musique se fait retentissante pour parachever le penchant « Film-d'aventure-à-l'ancienne-qu'on-ne-verrait-plus-de-nos-jours ».
Cependant, la narration mise avant tout sur le visuel : en témoignera le peu de dialogues prononcés dans le film. La plupart des plans ne démontre pas une virtuosité technique du metteur en scène. Ce sont des plans, en majorité, simples, mais solidement composés ; en dessinateur confirmé, Gilliam dessine ses plans sous forme de Story-board avant le tournage de ces dits plans. Ici, pas de longs plans séquences ni de coupes systématiques, mais chaque plan du film exprime une idée (la comédie c'est du sérieux : Lubitsch appliquait le même principe), tout du moins une information qui enrichit notre lecture.
Jouant sur une ambiance intemporelle (une constante dans l'œuvre de Gilliam), il soigne tout particulièrement sa lumière et ses décors. Aussi les locaux de la Crimson ont une étoffe telle, qu'ils auraient très bien pu être les mêmes qu'il y a 50 ou 100 ans. La lumière sombre ainsi que les couleurs légèrement déteintes des premières séquences confèrent à l'ensemble une texture désuète.

...
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popescu
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MessageSujet: Re: THE CRIMSON PERMANENT ASSURANCE   Mer 24 Nov à 22:42

(suite)
...
Vient alors le moment de mettre en mouvement le bâtiment. Pour ce faire Gilliam utilise un simple système de maquettes, évoluant dans un décor peint sommes toutes assez peu réaliste. Car le réalisme n'est pas de mise lorsque la situation de base n'est pas vraisemblable. Et comme il le fera à maintes reprises par la suite, Gilliam privilégie ici une certaine poésie des images à la crédibilité de son histoire. Ce qui concourt à apporter une part de fantastique et de magie dans ce monde de barbares.

Le goût très appuyé du réalisateur pour ce qui est de l'ordre de l'illustration visuelle, rend difficile, voire impossible, de se faire une idée du résultat à la simple lecture du script. De même, il est improbable de savoir si tel gag sur le papier, fera rire une fois réalisé, surtout si le gag en question relève du burlesque. Un gag de ce genre nécessite un cadrage précis, un bon comédien, et surtout un montage sans faille. Pour ce qui est du résultat final, il dépasse par ses trouvailles visuelles, l'idée originale. Mais en appuyant son propos par de multiples symboles et autres métaphores, Gilliam alourdit peut-être un peu l'aspect de comédie pure de son film.

Au delà de cet aspect, on peut voir une vague satire sociale dans le film de Gilliam, et en s'éloignant du comique, il pointe quelques touches d'ironie sur l'industrie même du cinéma. Sur une image des pirates, tirant des coups de canons (les canons sont en fait des meubles de classements, et les boulets, des tiroirs) et poussant des cris de joie, surgit ce commentaire : « Encouragé par ce succès, les employés modérément violents des assurances Crimson livrèrent combat… ». Le « modérément violent », venant après le massacre de tous les cadres de la V.B.C.O.A. résonne comme l'écho d'une industrie bien pensante (aujourd'hui politiquement correcte) qui accepte que ses héros tuent. Suivant que l'on se trouve d'un côté ou de l'autre de la barrière, l'industrie présente la même personne comme sanguinaire ou modérément violente. Il n'y a pas d'objectivité possible ni de demi mesure dans la lutte du bien contre le mal, et le Yuppies, alors héros de l'Amérique et de Hollywood, se retrouve d'un coup (par le regard tordu et anticonformiste de l'auteur) de l'autre côté de la barrière.
La multitude de degré de lecture se retrouve aussi dans l'essence comique du film. Le film peut s'appliquer à la définition du comique (contestée par Jean-Paul) selon laquelle « Le comique consiste en une rupture de la totalité de l'entendement », du trait d'esprit (dans la comparaison employés-Galériens), du burlesque (selon l'encyclopédie Universalis : « … Les acteurs et réalisateurs jouent sur toutes les impossibilités, ou les refus, d'adaptation au monde social ; ils démentent toutes les logiques, ils attaquent toutes les morales. »). Enfin il relève aussi clairement de ce que Jean-Paul nomme « Humour ». Plusieurs degré de comique, donc, et maintes occasions de rire ou sourire à la vision de ce court-métrage, le rire le plus spontané étant toutefois provoqué par le burlesque.

And now…
Lorsque un groupe d'humoriste, spécialiste du non-sens, fait un film intitulé « Le sens de la vie », on est en droit de penser que l'entreprise n'est pas des plus sensées. Pourtant, Terry Gilliam, sous couvert d'un film fantaisiste, règle ses comptes avec un des aspects de l'évolution de notre société : La mondialisation.
« L 'essentiel est de se battre »
Les employés de la Crimson, en se faisant englober par la Very Big Corporation of America devient une société anonyme comme tant d'autre. L'apparente uniformité des requins de la finance (même costume et coupe de cheveux identique) en témoigne. Le combat mené peut alors se rapprocher d'une lutte pour retrouver une identité, une personnalité, et la faire admettre aux yeux du monde (en l'occurrence, à coups de canon). Un élément du décor pourrait résumer la pensée du metteur en scène quand à la standardisation d'un unique mode de vie imposé. Sur l'immeuble des rebelles, un simple panneau : « DANGER : ALIVE » (danger :vivant). Si message il y a dans ce film, ce doit être un message de rébellion, d'un refus de normalisation. Lorsqu'on nous impose un rythme de vie, de travail, nos besoins et même nos rêves, la seule manière d'être vivant à nouveau est de se révolter, et devenir un pirate.
Bien sûr, le film entier tient du rêve, et la pirouette finale rend le propos parfaitement clair. Le bâtiment s'éloigne vers le soleil couchant, tandis que la voix-off scande :
« Ils naviguèrent ainsi vers les registres de l'histoire, du moins en aurait-il été ainsi si une fameuse théorie sur la forme de la planète ne s'était avérée fâcheusement inexacte… »
Et le bâtiment d'arriver à la limite d'une planète plate, tombant dans le vide infini. Au même titre que la terre plate, ce film relève du fantasme. Un beau rêve, rien de plus.

La comparaison avec l'œuvre de Gilliam est dès lors évidente. Le rêve et le refus de se laisser imposer ses désirs sont deux thématiques qui dominent l'ensemble de sa filmographie. Alors que les parents de Kevin sont absorbés par les dernières innovations de l'électroménager et ne lui prêtent aucune attention, le jeune garçon s'évade dans un rêve éveillé à travers l'histoire (Bandits Bandits-1981). Pour distraire une ville assiégée et redonner l'espoir à ses habitants, le baron de Münchausen invente d'improbables aventures, qui, par le pouvoir de l'imagination, on des conséquences bien réelles (Les aventures du baron de Münchausen-1989). Des comparaisons peuvent être établies aussi avec certains sketches des Monty Pythons, comme celui où des grands mères se réunissaient en bande pour agresser les jeunes hommes (Monty Python flying circus-1969 / 1972). Mais le lien le plus direct joint ce court métrage à l'incontournable Brazil (1984), chaudron bouillonnant d'idées dans lequel se retrouvent pêle-mêle tous les rêves et cauchemars de l'auteur. Ces deux films furent tournés l'un après l'autre, et Gilliam était en pleine écriture de Brazil lorsqu'il réalisa The Crimson Permanent Assurance. D'après Jean-Marc Bouineau (auteur du « Petit livre de Terry Gilliam »), The C.P.A. est une version miniature de Brazil, dans laquelle se retrouve ces idées, l'identité écrasée sous le poids du conformisme, le terrorisme comme moyen de défense, les réactions en chaîne provoquées par un incident (Ici le renvoi de Evans ; Pour Brazil, la mouche tombée dans l'ordinateur)… A la différence que les pirates l'emportent ici contre les oppresseurs. Victoire qui inspirerait une glorieuse chanson… Si elle n'avait déjà été écrite :



CHANSON DES ASSUREURS

CHŒUR 1 : Grimpe les cotisations, Grimpe les cotisations (ad lib)
CHŒUR 2 : Gratte le papier
TENOR : Fais les comptes
CHŒUR 2 : Gratte le papier
TENOR : Fais les comptes

ENSEMBLE : C'est chouette de recruter un comptable
Pour voguer sur un océan de chiffre
Explorer les paradis fiscaux
Et éviter les bancs de faillite
C'est fou de souscrire à une assurance
Votre cotisation augmentera deux fois par an
Tout cela est déductible
Nous sommes doucement incorruptibles
Nous voguons sur un océan de chiffres

CHŒUR 1 : Grimpe les cotisations, Grimpe les cotisations (ad lib)
CHŒUR 2 : Gratte le papier
TENOR : Fais les comptes
CHŒUR 2 : Gratte le papier
TENOR : Fais les comptes

Si vous êtes arrivé jusque -à, c'est soit que votre souris a glissé, soit que vous êtes assez courageux pour s'être taper la chose dans son intégralité. Merci, donc, et n'hésitez pas à envoyer commentaires, encouragements, insultes, correction d'orthographe, ce que vous voulez.
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Safedreams
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MessageSujet: Re: THE CRIMSON PERMANENT ASSURANCE   Mer 24 Nov à 23:23

Merci beaucoup !!!!! Smile Smile Smile

je vais lire attentivement ... bounce
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MessageSujet: Re: THE CRIMSON PERMANENT ASSURANCE   Mer 24 Nov à 23:30

ma souris n'a pas glissé! bon nombre de choses que tu analyses ici se retrouve dans la mienne : le petit qui bouffe le gros mais où va le monde!!
j'ai retrouvé ds "APC" le flegme des anglais"the tea break" où la vieille anglaise prepare le thé pour ces messieurs bien qu'ils se préparent à l'abordage , d'ailleurs pour moi c'est l'angletterre contre les americains!!
j'avais d'ailleurs oublié les répliques et le "et merde" puis le dernier cadre saute restera dans les anales, c'est sur!!
c'est cynique!!!!

combien tu as obtenu??? c'est pas mal, jolie plume....je le relirai avec plaise!!!

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popescu
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MessageSujet: Re: THE CRIMSON PERMANENT ASSURANCE   Mer 24 Nov à 23:58

Le thé, je l'avais oublié ! Etienne Cornevin m'avait filé un 16 pour ça. Je le soupçonne d'aimer particulièrement ce film. J'avais presque réussi à le faire sourire lorsque je lui avais annoncé mon sujet.
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MessageSujet: Re: THE CRIMSON PERMANENT ASSURANCE   Jeu 25 Nov à 0:41

pas mal du tout!! ça vaut bien un thé!! lol!

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MessageSujet: Re: THE CRIMSON PERMANENT ASSURANCE   Jeu 25 Nov à 12:24

popescu a écrit:
Le thé, je l'avais oublié ! Etienne Cornevin m'avait filé un 16 pour ça. Je le soupçonne d'aimer particulièrement ce film. J'avais presque réussi à le faire sourire lorsque je lui avais annoncé mon sujet.

faut avouer que c'est un humour très particulier....à l'état brut, ce que je remarque, que ce soit chez les Monty Python ou chez sieur Gilliam c'est que les images sont proposéés toujours ss détour ex: la scatologie, les effusions de sang... c'est au spectateur de se démerder avec ses états d'âme!!!

le spectateur est habitué à la violence comme au JT, elle se banalise d'une certaine manière puisque notre tv est devenue si friande "boulimique" de ces images à sensation, à scandale.
puis il y a les films d'horreur gore même si éloignés de la réa, ils s'inspirent de la réalité aussi, combien de films nous annoncent en post générique"inspiré d'une histoire vraie!!

"c'est effrayant, non???
oui mais pas au sens connu...

et pourtant digérer les M P prend du temps!!!! parce que pour une fois il n'y a pas de mise en garde, ni d'adaptation avouée de la réalité et que finalement le spectateur est mis à mal parce qu'il s'est tout même reconnu!!

là c'est vraiment effrayant!!!

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MessageSujet: Re: THE CRIMSON PERMANENT ASSURANCE   Jeu 25 Nov à 13:00

La violence, aussi bien que le sexe faisait partie de l'univers des Pythons, se rappeler l'un de leur tous premier sketch: The Killing joke. L'humour peut être mortel, donc
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MessageSujet: Re: THE CRIMSON PERMANENT ASSURANCE   Jeu 25 Nov à 13:07

popescu a écrit:
La violence, aussi bien que le sexe faisait partie de l'univers des Pythons, se rappeler l'un de leur tous premier sketch: The Killing joke. L'humour peut être mortel, donc

Embarassed Embarassed Embarassed Embarassed Embarassed Embarassed Embarassed Embarassed
je n'ai vu que le sens de la vie et les trois quart de "la vie de brian" !!!

mais c'est vrai que le sexe aussi est omniprésent!!

voir l'aspect phallique des buldings et le bateau pirate qui rentre dans la ville!!!

il y un rapport tres étroit entre sexe= vie, mort et la nourriture.

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MessageSujet: Re: THE CRIMSON PERMANENT ASSURANCE   Jeu 25 Nov à 13:31

Et pourtant, le sexe n'est pas tellement présent dans l'oeuvre de Gilliam (c'est en partie pourquoi je ne suis pas vraiment d'accord avec l'analyse que tu donnes sur Sam et Holly). Chez les Pythons oui, mais chez Gilliam, le sexe est pratiquement toujours magnifié (occulté) par la poésie (voir Sam et Jill, le baron et Venus) , et souvent inaccessible (une nouvelle fois le baron/ Venus, mais aussi le platonique de la relation Baron/Sally, les fantasmes de Gonzo etc...). Un reste de puribonderie américaine?
Sinon, que s'est-il passé pour La vie de Brian? ça ne t'a pas fait rire?
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MessageSujet: Re: THE CRIMSON PERMANENT ASSURANCE   Jeu 25 Nov à 13:45

popescu a écrit:
Et pourtant, le sexe n'est pas tellement présent dans l'oeuvre de Gilliam (c'est en partie pourquoi je ne suis pas vraiment d'accord avec l'analyse que tu donnes sur Sam et Holly). Chez les Pythons oui, mais chez Gilliam, le sexe est pratiquement toujours magnifié (occulté) par la poésie (voir Sam et Jill, le baron et Venus) , et souvent inaccessible (une nouvelle fois le baron/ Venus, mais aussi le platonique de la relation Baron/Sally, les fantasmes de Gonzo etc...). Un reste de puribonderie américaine?
Sinon, que s'est-il passé pour La vie de Brian? ça ne t'a pas fait rire?

pour brazil question sexe, c'est la banalisation et la transparence des affects et de l'état qui me font dire ça!!
la scène entre jill et sam coupe court à la poésie, au petit matin, jill n'a plus sa perruque ni ce coté glamour, elle est pourtant nue mais la phrase"es tu tenté par la nécrophilie????"casse un peu ce moment privillégié!! dans brazil on n'a pas le droit d'aimer et le sexe ds ces conditions est tabou.
par contre se changer devant une gamine devrait l'être davantage je crois, je ne dis pas qu'il s'agit de pédophillie, sans aller jusque là il y qd même un retournement de situation ds les rapports homme femme et adulte enfant.
l'amour a une jolie place ds ses films, c'est vraie c'est toujous des moments forts, intense et court!
pour la vie de bryan ben c'etait peut etre un jour sans...je me suis marrée si mais pas tout le temps!!!!

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MessageSujet: Re: THE CRIMSON PERMANENT ASSURANCE   Ven 26 Nov à 23:36

popescu a écrit:
(suite)
...

Si vous êtes arrivé jusque -à, c'est soit que votre souris a glissé, soit que vous êtes assez courageux pour s'être taper la chose dans son intégralité. Merci, donc, et n'hésitez pas à envoyer commentaires, encouragements, insultes, correction d'orthographe, ce que vous voulez.


Merci de l'avoir poster je vais le lire de suite!!!!
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MessageSujet: Re: THE CRIMSON PERMANENT ASSURANCE   Mer 1 Déc à 12:15

Ce genre d'humour accessible à tous (sauf peut-être aux jeunes requins des hautes finances) s'apprécie à tout âge

Je tiens a dire d'abord que je suis destiné a travailler dans la finance et ce film me fait quand même beaucoup rire bien qu'étant parfaitement visé par le film (j'ai un diplome d'ingénierie financière cad fusions acquisitions, finance de haut de bilan Mr. Green )

Je répond à la 1ere partie du commentaire.. Le principal défaut de ce commentaire, c'est que, je trouve, qu'il est parfaitement juste en tout point et qu'il n'y a hélas pas matière à grosse polémique ou discussions Mr.Red Bravo. Smile Et du même coup, moi qui pensait faire une analyse de ce film que j'adore, je n'en vois plus du tout l'utilité car tu exprimes parfaitement bien (et mieux) le film que j'aurais pu le faire.

Ce qui est interressant toute fois, tu n'es plus trop d'accord maintenant sur quel point de ton analyse (pour la 1ere partie) ?

Je tiens quand même a souligner quelques points qui sont pour moi particulièrement justes et bien vus.

Tous ces objets dérivés de leur usage contribuent au comique de la scène, mais n'en occultent pourtant pas le grotesque général. Voir ces employés se battrent, du haut de leur grand âge, contre des jeunes hommes en pleine possession de leurs moyens provoque chez le spectateur un rire peu subtil, mais d'une franchise sans conteste.

C'est vrai que c'est con comme humour mais il y'a un coté idéaliste dans cet humour (la franchise) car on aimerait tous au fond que cela soit possible dans la réalité... Et pourvoir enfin se concrétiser devant nos yeux ce qu'on rêve tous est burlesque (car irréaliste) et très jouissif...Gilliam est un "idéaliste réaliste" dans le sens ou il réve dans ses films d'un idéal et à travers ses réves il renverse tout ce qui le frustre dans la vie mais il a bien concience que ce n'est, hélas, qu'un rêve.. Ce n'est pas un rêve béat. Ce qu'il montre est très gros, très burlesque que cela en devient absurdre... Idem dans Brazil, Sam poursuit un idéal mais se fait rattraper par la réalité.. Gilliam le fait repartir dans ses réves mais, pour être franc, tous les spectateurs de Brazil aurait aimé que cela se termine bien. Mais Gilliam a bien concience que ces rêves ne sont pas possibles dans la réalité (d'ou une frustration, un retour à la réalité et une fuite de nouveau à la fin dans les rêves)



C'est cet aspect du film qui l'emporte dans sa seconde partie. Une fois nos pirates délivrés du joug tyrannique de leurs employeurs, l'immeuble lève l'ancre et se déplace, tel un navire, entre les bâtiments. La fantaisie ouvre la porte au fantastique, et les éléments « réalistes » détournés du film ne peuvent donc plus servir d'unique substance comique. C'est ainsi que la bataille livrée par nos pirates s'apparente plus au burlesque, au comique visuel qui fit le succès, entre autres, des comédies de Buster Keaton (dont Gilliam avoue être un fervent admirateur).

Oui pour Burton..Un mec que j'adore et que préférais dans ma petite enfance au grand Chaplin même, et ce n'est sans doute pas un hasard... Smile


Cependant, vers la fin du film, un autre style d'humour se faufile, le temps d'un gag. Terry Gilliam retrouve alors le sens de l'humour des Pythons : Le non-sens. Alors que l'heure de la victoire a sonné, le ton se fait plus grave et les premières gouttes de sang apparaissent. Encerclé par les pirates, il ne reste plus qu'un seul survivant à la bataille. Autour de lui, ses collègues s'effondrent un à un, chacun lui donnant ce qu'il a pu sauver du trésor : Un livre de comptes, un listing, un rapport… Le rescapé prit de désarroi, jette tout à terre avant de sauter par la fenêtre.
Ses dernières paroles furent « Et merde ».


Le mec des finances qui saute par la fenêtre est un emprunt à un ancien sketch des Monty Python où deux employés de finance assis à coté d"une fenètre d'un haut immeuble de banque, voyaient passer par la fenêtre (donc ils se jetaient volontairement par la fenetre a des étages supérieurs) des employés qui, selon eux, se rendaient a une réunion.. L'humour "non sens" de la scène consistait au fait que les deux employés ne trouvait pas ça choquant mais discutait plutôt de l'identité des différentes personnes passant devant la fenêtre... Very Happy C'est donc une référence typiquement pythonesque dans ce court métrage.


Cependant il se peut que celui des Monty Pythons fut déconcerté par cet humour, cette vision des choses qui, sans être aux antipodes de l'univers des Pythons, n'en est pas si proche. La base de l'humour du groupe étant de démontrer par A+B l'absurdité de la société, des rapports humains et de la vie « en général ». Bien que l'auteur retrouve sa bande dans cette constante dimension de renversement des rapports « normaux », Gilliam nous apporte un autre angle de vue, plus proche de sa personnalité, celui de la vie vue par le rêve. L'un des buts du cinéma n'est-il pas aussi de nous faire rêver, de nous décrocher de la réalité par la simple force d'un regard différent et par le pouvoir de la créativité ? Le film fait rire et émerveille en même temps grâce à cette même composante : L'imagination. Il diffère ainsi de l'humour « non-sensique » qui s'ensuit, les Pythons partant d'une situation concrète pour la faire exploser sous le poids de la dérision. Ici, tout n'est que Fantasme.

Oui l'humour de Gilliam est différent des Pythons. Tu le montres bien.

Et quel fantasme ! Les petits vainqueurs des grands. Les puissants en Le commentaire ouvre et clos le film. Le choix de la voix off est déterminant dans la lecture du film. C'est une manière pour Gilliam de nous plonger, dès les premières images, dans l'ambiance d'un récit d'aventure. Et la musique se fait retentissante pour parachever le penchant « Film-d'aventure-à-l'ancienne-qu'on-ne-verrait-plus-de-nos-jours ».
Cependant, la narration mise avant tout sur le visuel : en témoignera le peu de dialogues prononcés dans le film. La plupart des plans ne démontre pas une virtuosité technique du metteur en scène. Ce sont des plans, en majorité, simples, mais solidement composés ; en dessinateur confirmé, Gilliam dessine ses plans sous forme de Story-board avant le tournage de ces dits plans. Ici, pas de longs plans séquences ni de coupes systématiques, mais chaque plan du film exprime une idée (la comédie c'est du sérieux : Lubitsch appliquait le même principe), tout du moins une information qui enrichit notre lecture.



Je suis aussi totalement d'accord sur son art de la réalisation qui consiste non pas a faire de la virtuosité dans les travelling et plans (quoique dans brazil, ya de la belle recherche bien novatrice pour l'époque et quasi virtuose) mais surtout a une belle composition et des plans très fouillés ou ayant des "idées", une ambition de faire quelque chose à travers chaque plan...

Jouant sur une ambiance intemporelle (une constante dans l'œuvre de Gilliam), il soigne tout particulièrement sa lumière et ses décors. Aussi les locaux de la Crimson ont une étoffe telle, qu'ils auraient très bien pu être les mêmes qu'il y a 50 ou 100 ans. La lumière sombre ainsi que les couleurs légèrement déteintes des premières séquences confèrent à l'ensemble une texture désuète.

Oui une constante... Le mélange des époques, le coté intemporel des décors (brazil, 12 singes) et la photographie de Roger Pratt si lumineuse et très contrasté faite quasiment de granulés dans la texture de l'image confère un ambiance particulière presque évoquant le "passé", une nostalgie, un coté noir...
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popescu
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MessageSujet: Re: THE CRIMSON PERMANENT ASSURANCE   Mer 1 Déc à 13:46

Merci pour ce long post, je n'ai pas travaillé pour rien, si les profs se donnaient autant de peine dans leurs corrections, les devoir se feraient sûrement avec plus d'entrain (ne les blamont pas trop, ils doivent quand même corriger une quarantaine de copies à chaque fois).
Je ne suis, aujourd'hui, plus tellement d'accord, sur la scène de non-sens, justement. Je me souviens du sketch dont tu parles, et je ne serai pas étonner qu'il s'agisse d'un clin d'oeil. Mais, en revoyant le film aujourd'hui, je ne suis plus vraiment certain que le terme "nonsens" s'applique ici. Je pense que ça relève, une fois de plus du burlesque. Une autre scène en mémoire, dans "La grande combine" de Wilder. Lemmon est pris dans le feu d'une dispute à trois. Voulant y mettre un terme, mais ne sachant comment, la seule chose qui sort de sa bouche est un cri parfaitement risible. C'est ce principe de comique là: Un personnage, pour se sortir d'une situation embarassante, va faire la chose la plus stupide et incohérente possible.
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MessageSujet: Re: THE CRIMSON PERMANENT ASSURANCE   Mer 1 Déc à 14:05

Alors tu mets le point sur une nuance je pense..

Lhumour des python est un "non sens" qui n'a effectivement aucun sens.. Il n'y aucun but que de faire rire non? C'est absurde et rigolo. Même le sens de la vie n'a pas d'autres sens que de faire rire par l'absurde, le non sens.. Moins vrai pour la "vie de brian" qui est, a mon sens, le plus gilliamesque dans l'humour puisque derriere le "non sens" de ce film, il ya bien gloabalement la volonté de montrer l'absurdité de la religion.(je parle du film dans sa globalité)

Parceque je pense que derriere l'humour de Gilliam, il y a un sens non? Il démontre par l'humour, l'absurde, le "non sens" de certaines chose de la vie... Son humour n'est pas non sens mais c'est ce qu'il dénonce a travers l'humour qui n'a pas de sens...

Que penses tu de cela? Smile
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MessageSujet: Re: THE CRIMSON PERMANENT ASSURANCE   Mer 1 Déc à 14:27

C'est le truc de drôle sur le nonsens, il est tellement absurde, qu'il met en exergue, justement, l'absurdité de la vie, de la religion (La vie de brian, mais aussi le sens de la vie), de la chevalerie, de l'éducation, etc...
Cet humour né de situations réelles et absurdes à la base, le nonsens ne fait que renforcer cette absurdité et nous la coller en pleine poire. Le nonsens a donc un sens, sinon un but ("le sens du nonsens (c'est par là)" un bon sujet de mémoire).
Il est aussi tellement libre que l'on peut y voir un peu tout et n'importe quoi. Une anecdote marrante, il y a quelques années, un fan va à la rencontre de John Cleese. Après tous les compliments d'usage, il lui glisse, "Dites moi, le sketch du perroquet, c'était à propos de la guerre du vietnam, n'est-ce pas?" John Cleese était consterné !
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MessageSujet: Re: THE CRIMSON PERMANENT ASSURANCE   Jeu 2 Déc à 14:57

consterné pourquoi??? parce que le spectateur avait fait preuve d'"intelligence"????ou avait fait cherché un lien alors qu'il n'y en avait pas forcément et c'est ce qui a agacé cleese?
un sujet de mémoire sur le "sens du nonsens"????
dommage le mien est bouclé!!! Wink

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MessageSujet: Re: THE CRIMSON PERMANENT ASSURANCE   Jeu 2 Déc à 15:19

J'avais pensé à toi sur le coup. Pas exclu que je retourne à l'école, non plus.
Consterné parce que pour trouver un lien entre le vendeur de perroquet et le vietnam, il faut vraiment faire preuve d'une imagination débordante (et d'un brin d'obsession).
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MessageSujet: Re: THE CRIMSON PERMANENT ASSURANCE   Jeu 2 Déc à 16:04

Oui, il faut faire attention a la sur-interprétation. Smile
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MessageSujet: Re: THE CRIMSON PERMANENT ASSURANCE   Jeu 2 Déc à 18:38

popescu a écrit:
J'avais pensé à toi sur le coup. Pas exclu que je retourne à l'école, non plus.
Consterné parce que pour trouver un lien entre le vendeur de perroquet et le vietnam, il faut vraiment faire preuve d'une imagination débordante (et d'un brin d'obsession).

oui c'est vrai mais entre nous je suis capable de ce genre de chose: "chercher la petite bête".
c'est commun aussi aux étudiants en cinéma de couper les poils de cul en quinze lol! de voir des significations là où il n'en existe pas forcement!!

retourner au bahut ouais pourquoi pas.....moi je continue.......et je joue au loto...peut être que.... lol!

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MessageSujet: Re: THE CRIMSON PERMANENT ASSURANCE   Jeu 2 Déc à 20:58

N'y comptes pas, les bons numéros, c'est moi qui les ai. Et je ne suis pas partageur.
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MessageSujet: Re: THE CRIMSON PERMANENT ASSURANCE   Ven 3 Déc à 13:16

popescu a écrit:
N'y comptes pas, les bons numéros, c'est moi qui les ai. Et je ne suis pas partageur.


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MessageSujet: Re: THE CRIMSON PERMANENT ASSURANCE   Jeu 18 Juin à 14:59

Dites, est-ce qu'il existe une vidéo de la remise du grand prix du festival de Cannes 1983 A Monty Python le Sens de La vie et donc à Crimson Permanent Assurance?
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MessageSujet: Re: THE CRIMSON PERMANENT ASSURANCE   Jeu 18 Juin à 18:07

Une fois j'avais posté une vidéo venue de l'INA sur les Monty Python à Cannes ( avec l'horloge parlante vous vous souvenez ? ) mais c'est tout ce qu'il y avait, sur ce site du moins.

Donc si tu cherches bien tu la retrouveras, ou va sur le site de l'INA.
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