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 L'armée des 12 singes: La perception de la réalité

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Safedreams
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MessageSujet: L'armée des 12 singes: La perception de la réalité   Jeu 18 Nov à 1:32

La folie et la perception de la réalité.

L’objectif de Terry gilliam avec ce thème qui lui est cher était de faire douter le spectateur sur la réalité des images que l’on peut voir. Ainsi terry va essayer de confondre le rêve et la réalité tout au long du film pour que le spectateur se demande finalement si tout cela n’est pas imaginé par Cole. Terry est un réalisateur qui adore rentrer dans la psyché de ses héros. A la différence d’un livre, un film peut difficilement montrer la pensée des personnages, si ce n’est en voix off (procédé assez lourd jamais utilisé par terry).

Par contre, ce que Terry a essayé de faire tout au long de son œuvre est de montrer l’imaginaire de ses héros. Ainsi on voit sur se produire sur l ‘écran de cinéma ce que les héros voient. Il est parfois assez aisé de comprendre que le personnage rêve (Brazil) ou délire (Las vegas parano). D’autre fois Terry sème seulement quelques indices sur ce qui est bien réel ou ce qui est pure imagination. Ainsi on peut croire que Kevin ( dans Bandits Bandits) rêve son incroyable histoire ou que le baron de Munchausen a tout imaginé.

Enfin, Parry (The fisher king) voit des choses que ne voit pas son comparse mais ce dernier fini par le croire. A chaque fois Terry finit son film par une remise en cause de cette imagination délirante en insérant un doute. « Et si tout cela était vrai ? » semble nous dire Terry.
Ce théme très souvent exploité dans sa filmo est donc repris dans L’armée des 12 singes d’une manière plus complexe que dans ses précédents films. L’idée de terry était de semer le doute tout au long du film sur la véracité des propos de Cole. Ainsi au début du film Cole croit réelment à son histoire alors que tout le monde (dont kathrin Reilly) pensent qu’il est fou à lier.

Si nous étions dans la même position que les scientifiques du film à savoir que l’on ai pas accès au cerveau de Cole via ses rêves et ses voyages dans le temps, on pourrait croire comme eux que Cole est dans un délire paranoiaque. Comme l’explique Reilly dans sa conférence, Cole serait alors victime du syndrôme de Cassandre à savoir qu’il prétend voir l’avenir mais est condannée à ne pas être cru. Ou alors Cole peut faire de la divergence mentale tout comme Whashington en se réfugiant dans son imaginaire pour échapper aux horreurs de la vie. (comme Sam Lowry dans Brazil). La confusion entre la réalité et la folie vient du fait que le spectateur peut voir ce que cole imagine ou vit réelment ! Doit on croire ce que l’on voit ? Doit se fier à notre sens visuel (Cole voyage dans le temps) ou à notre rationnalité (les voyages dans le temps sont impossibles) ?

En tant que fan de science fiction je dois avouer que j’ai cru immédiatement que Cole voyageait dans le temps ou que l’épidémie était bien réelle. Comme beaucoup de personnes quand je vais au cinéma, j’ai tendance à m’abandonner totalement et croire réelment tout ce que je vois en l’espace de 2 heures sans remettre en cause la véracité des propos. Je suis bon public et par conséquent facilement manipulable.
Pourtant, Je ne crois pas être le seul dans ce cas car ce procédé de manipulation par l’image est très souvent employé par les dictatures tout comme les plus grandes démocraties. Par exemples les gouvernements américains en abusent énormément sur l’opinion public.

Cette dernière se rend compte après coup que tout cela était un mensonge, une manipulation. (par exemple l’affaire des couveuses de la guerre de golf en 1991 était un pure mensonge. Ou la présence d’armes de destruction massives en irak en 2003…) Tout ses mensonges sont relayés par les médias qui ne font pas, pour la plupart, leur travail d’investigation (infotainment oblige !) ou sont financés par des grands magnats de la presse les forçant à adopter une ligne non objective (le cas de fox news aux USA faisant de la pure propagande gouvernementale). Ainsi, après la catastrophe de tchernobyl, tout le monde croit les médias qui propageant l’idée que le nuage radioactif s’arretera miraculeusement à la frontière de la France. En dépit du bon sens, l’opinion public est crédule et croit les balivernes si tout cela est pouvé par un bon schéma ou une explication d’un homme estampillé « expert ».

Tout cela pour dire que l’intention de Terry Gilliam, à travers son œuvre et ce film, est de faire réfléchir le spectateur en semant le doute sur la véracité des images. Si le spectateur est fainéant comme moi il n’est pas en proie une seule seconde au doute et croit uniquement ce qu’il voit. (Saint thomas) C’est pourquoi Terry essait de nous mettre en garde sur le pouvoir des images en semant volontairement la confusion… Cette ambition est révélée dans le documentaire du film ou il prétend qu’il a constament voulu créer le doute dans l’esprit du spectateur. Pour moi cet intention du réalisateur n’est pas la plus réussie du film.

En effet, comme le dit Eugine Heplman dans "Brazil", il faut être deux pour jouer sinon on ne peux pas gagner la bataille. Ici la bataille de Terry sur le recul que l’on doit avoir par rapport à ce que l’on voit ne peut pas etre gagné si le spectateur ne fait pas un effort de réflexion.

Personellement je n’ai pas fais cet effort et ce n’est qu’après avoir vu le film et discuter avec d’autres personnes sur un forum que j’ai seulement envisagé que Cole pouvait très bien être réelment fou… Suis je le seul dans ce cas ? A voir le résultat de la projection test sur les amis de Terry Gilliam dans le making of du film on peut s’apercevoir que même ses amis ont une idée très confuse de ce qu’a voulu faire Terry. Il semble que la confusion volontairement créée par Terry n’ait pas été rattrappé par la scène qui doit finalement rétablir LA vérité…

C’est la scène finale et cruciale de l’avion ou le terroriste s’assoit à coté d’une scientifique du futur qui prétend cyniquement travailler dans les assurances. (j’ai eu des débats houleux avec certains sur des forums qui croient réelment qu’elle travail dans les assurances… moi je crois qu’il faut y voir l’humour cynique de Terry derrière tout cela…) Cette scène confirme donc que Cole n’avait pas imaginé les scientifiques du futur qui sont, comme le disait Cole, revenu dans le présent pour trouver la souche du virus. Ainsi Terry finit son film par une note très optimiste car la mort de Cole n’a pas été en vain car la scientifique pourra identifier le virus et retourner dans le futur pour trouver un éventuel vaccin… Cette fin optimiste étant tout de même et d’une manière absurde contrebalancé par le fait qu’inévitablement 5 milliard d’êtres humains vont mourir…

Cette scène finale qui, pour moi, était sensée confimer la véracité de l’histoire de Cole a été très mal comprise par beaucoup de personnes. Cette scène a de nouveau et paradoxalement semer le doute…
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